Chaque année en France, des milliers d’entreprises saines disparaissent. Pas parce qu’elles ne sont pas rentables, mais parce que leur dirigeant part à la retraite sans trouver de repreneur.
Des menuiseries qui tournent depuis trente ans, des exploitations agricoles viables, des entreprises du BTP avec des carnets pleins. Elles ferment, les salariés sont licenciés, le savoir-faire se perd. Et pendant ce temps, des porteurs de projets compétents cherchent désespérément une entreprise à reprendre.
Le paradoxe est brutal : des cédants qui ne trouvent pas preneur, des repreneurs qui ne trouvent pas de cible. Entre les deux, un système qui dysfonctionne.
Pendant douze ans, j’ai été banquier. Directeur d’agence chez LCL. J’ai vu défiler ces dossiers de transmission qui n’aboutissent jamais. Le dirigeant qui vient trop tard, avec des comptes mal tenus et aucune idée de la valeur réelle de son outil. Le repreneur compétent qui se heurte à des montages financiers impossibles. Le conseiller coincé par des process rigides.
Ce que j’ai constaté sur le terrain m’a poussé à creuser le sujet. Pourquoi ça coince structurellement ? Où sont les vrais blocages ? Les chiffres que je découvre au fil de mes recherches sont édifiants. Mais je ne veux pas brûler les étapes. Ce que je peux dire, c’est que les obstacles ne sont pas là où on les attend. Ce n’est pas juste une question de financement ou de fiscalité. C’est tout un système qui n’a jamais été pensé pour faciliter ces transitions.
Pendant ce temps, les entrepreneurs continuent de galérer. Le cédant qui voit son entreprise partir pour une bouchée de pain parce qu’il s’y est pris trop tard. Le repreneur qui se fait piéger par des comptes maquillés. Le banquier qui aimerait dire oui mais dont le scoring dit non. L’expert-comptable qui fait son travail mais qui n’est pas là pour piloter la stratégie.
Chacun fait sa partie, mais personne ne regarde la partition dans son ensemble. Et c’est là que tout se casse.
J’ai quitté la banque pour une raison simple : je ne voulais plus être spectateur de ce gâchis. Je ne voulais plus voir des projets solides échouer à cause de problèmes évitables.
Ce que je propose aujourd’hui, c’est un accompagnement concret pour les PME artisanales, les agriculteurs et les repreneurs du Lot-et-Garonne. Quelqu’un qui parle le langage des financeurs parce qu’il l’a parlé pendant douze ans, qui comprend les entrepreneurs parce qu’il en est devenu un, et qui prend le temps d’étudier sérieusement pourquoi ça coince.
Je ne remplace ni l’expert-comptable, ni l’avocat, ni le banquier. Je suis celui qui se pose en amont et qui anticipe les problèmes. Celui qui traduit un projet dans le langage que les banques comprennent. Celui qui identifie les opportunités de financement que personne ne soupçonne.
Les mois qui viennent, je partagerai ici ce que j’apprends, ce que je constate, ce qui fonctionne et ce qui coince. Des analyses, des cas pratiques, des outils. Et quand le moment sera venu, les conclusions de mes recherches sur la transmission d’entreprises.
Parce qu’une entreprise qui ferme alors qu’elle pourrait vivre, ce n’est pas juste une statistique. C’est des emplois qui disparaissent, un savoir-faire qui se perd, un territoire qui s’appauvrit.
Et ça, ça me révolte.

